Méthodes de travail
La méthode des trous : réviser sur sa propre fiche
Fabriquer des flashcards prend du temps, et tout le monde n’a pas envie de recopier son cours pour pouvoir se tester.
La méthode des trous donne le même bénéfice — un vrai rappel actif — sans quitter la fiche : on masque les notions, et on essaie de les retrouver.
Le principe
Vous posez des caches sur les mots qui portent l’information : le chiffre, le nom de l’enzyme, le compartiment, l’adjectif qui fait basculer un item. Le reste de la phrase demeure visible et sert de contexte. Vous relisez la fiche ainsi masquée en essayant de dire chaque mot caché avant de le découvrir.
L’intérêt par rapport à la relecture est immédiat : vous ne pouvez plus vous mentir. Une phrase entière sous les yeux donne l’illusion de la connaissance ; la même phrase avec deux mots masqués rend le trou visible en une seconde.
2. La glycolyse
Voie de dégradation du glucose en , se déroulant .
Elle ne nécessite : c’est une voie .
Bilan énergétique direct : et par molécule de glucose.
Elle comporte enzymatiques successives.
Le glucose entre dans la cellule via les transporteurs de la famille .
En anaérobiose, le NAD⁺ cytosolique est régénéré par ; les pools cytosolique et mitochondrial sont .
Dans l’application, un cache raté se remasque d’un geste et rejoint la file « à repasser » : vous refaites le tour jusqu’à ce que le compteur retombe à zéro.
Poser ses caches : quatre règles
Deux à quatre mots par cache
Assez pour porter la notion, assez court pour que le reste de la phrase reste lisible. Nos caches font trois mots en moyenne.
Balayez, ne sélectionnez pas
L’erreur naturelle est de ne masquer que le gras : le gras signale ce que l’auteur de la fiche trouvait important, pas ce qui tombe. Passez chaque puce.
Toute l’énumération, pas un élément
Une liste de cinq enzymes avec un seul cache ne teste rien : on retrouve le mot manquant par élimination. Masquez les cinq.
Masquez la réponse, pas la question
Si le cache emporte le début de la phrase, il ne reste plus rien pour se demander quoi que ce soit.
Quand l’utiliser
Sur papier, la version pauvre existe : un cache en carton qu’on descend ligne à ligne. Elle fonctionne, mais elle masque par ligne et non par notion — et vous ne pouvez pas repasser seulement ce que vous avez raté.
Le genre d’item que les caches font gagner
Voici un item réel, tombé en 2018-2019 dans l’une des facultés qui forment aujourd’hui l’Université Paris Cité. Quatre des cinq propositions se jouent sur une précision de nom ou de sens : H1 contre histones nucléosomiques, lysine 9 contre lysine 4, activer contre réprimer.
C’est exactement le type de détail qu’un cache travaille et qu’une relecture laisse filer.
Concernant les modifications post-traductionnelles des histones nucléosomiques :
A Les histones nucléosomiques sont phosphorylées lors de la mitose. Faux
C’est l’histone H1 qui est phosphorylée lors de la mitose, pas les histones nucléosomiques.
B Les histone-désacétylases (HDAC) rendent l’ADN hypersensible à la DNase. Faux
Les HDAC compactent la chromatine, ce qui rend l’ADN peu sensible à la DNase — l’inverse de la proposition.
C La méthylation de la lysine 9 de l’histone H3 permet de maintenir la conformation condensée de l’hétérochromatine. Faux
C’est HP1, recrutée à la suite de cette méthylation, qui maintient la conformation condensée. Ce n’est pas la méthylation elle-même qui la maintient directement.
D Les histones nucléosomiques sont souvent désacétylées au voisinage des cytosines méthylées de l’ADN. Vrai
Exact — la seule proposition à cocher.
E La méthylation de la lysine 4 de l’histone H3 réprime la transcription en inhibant une HDAC. Faux
La méthylation de la lysine 4 de H3 active la transcription en inhibant une HDAC. Elle ne la réprime pas.
Cliquez sur une proposition pour afficher sa correction. Ce n’est pas un quiz : il n’y a ni score, ni validation.
Les caches sont déjà posés sur vos fiches
Dans Diploma Lab, la prépa a déjà posé les caches sur vos fiches, notion par notion — vous les acceptez, vous les déplacez, vous ajoutez les vôtres. Le mode « masquer » se lance depuis la fiche, sans rien recopier.
Questions fréquentes
Trous ou flashcards ?
Les trous coûtent moins cher à mettre en place et gardent la notion dans son contexte — c’est l’outil du J0 et du J1. Les flashcards s’emportent partout et se passent en cinq minutes dans les transports. Beaucoup de nos étudiants font les deux : caches sur la fiche, cartes sur ce qui résiste.
Combien de caches sur une fiche ?
Bien plus qu’on ne le croit. Sur une fiche dense de biochimie, un balayage complet en pose plusieurs centaines. Le mauvais réflexe est d’en poser dix : on ne teste alors que les dix notions dont on se souvenait déjà qu’elles étaient importantes.
Est-ce que ça marche en anatomie ?
Oui, et c’est même la meilleure façon de réviser un schéma : on masque les légendes et on se les repose une à une. C’est la variante « schémas » de la même idée.
Faut-il refaire ses caches à chaque passage ?
Non. On repart de la fiche entièrement masquée, on découvre au fur et à mesure, et on ne repasse que ce qu’on a raté. Les caches, eux, restent posés d’un passage à l’autre.
Sources et mise à jour
Le rappel actif sur la fiche elle-même reprend le même principe que les flashcards (Karpicke & Roediger, 2008). L’extrait porte sur le même chapitre que la page Réciter fiche fermée. Cette page décrit une méthode de travail.
État des informations au 8 septembre 2026.
Les autres gestes
Le calendrier des passages, et les deux autres façons de se tester.
Les caches posés notion par notion, sur tous vos chapitres
Un balayage complet demande des heures sur une fiche dense. Nos fiches arrivent déjà masquées — un entretien permet de voir ce qui correspond à votre situation.