Méthodes de travail
Les flashcards : la carte qui teste, pas la carte qui résume
Une flashcard n’est pas un mini-résumé. C’est une question à laquelle vous répondez de mémoire, et dont l’échec vous apprend quelque chose.
La plupart des étudiants qui abandonnent les flashcards en PASS n’ont pas abandonné la méthode : ils ont abandonné de mauvaises cartes.
Jamais au premier passage
C’est la règle la plus contre-intuitive et la plus importante : on ne fabrique aucune carte au J0. Au premier passage, vous cherchez à comprendre. Vous n’avez encore aucune idée de ce qui va vous échapper — alors vous découpez la fiche entière en cartes, vous en produisez cent vingt, et vous en abandonnez la moitié en trois jours.
Les cartes se créent au J1, à partir des trous que vous venez de constater. Une notion restituée sans effort n’a pas besoin de carte. Une notion sur laquelle vous avez séché en mérite une, parfois deux.
Ce qui fait une bonne carte
Une carte utile tient en deux contraintes de longueur, et elles sont sévères.
La question, au maximum
Au-delà, la carte porte plusieurs notions à la fois et il n’y a plus de verdict possible.
La réponse, environ
Si la réponse fait trois lignes, la carte contient trois notions — découpez-la.
Et l’ordre compte. Avant de vous interroger sur le détail d’une notion, faites-vous une carte sur la notion elle-même : c’est quoi, à quoi ça sert. Sans ça, vous devenez capable de réciter les dix réactions de la glycolyse sans savoir dire ce qu’est la glycolyse — ce qui ne rapporte rien le jour de l’épreuve.
Six cartes réelles
Chapitre « Métabolisme énergétique », biochimie. Cliquez une carte pour la retourner. Aucune réponse ne dépasse dix mots — c’est ce qui permet d’en passer soixante en un quart d’heure.
Trois cartes ratées, et leur correction
Passer ses cartes : trois verdicts, pas deux
Une carte se juge en une seconde, et le verdict décide de la date du prochain passage. Deux verdicts ne suffisent pas : entre « je savais » et « je ne savais pas », il y a « j’ai hésité », et c’est là que vit l’essentiel du programme au mois de novembre.
La carte revient dans la série en cours, quelques cartes plus loin — et de nouveau dès le lendemain.
Elle avance, mais moins vite qu’une carte sue, et continue de revenir tant qu’elle n’est pas sue. Une carte qui hésite trois fois est une notion mal comprise, pas mal apprise.
Elle s’espace, et reviendra de plus en plus loin.
Ce que les cartes donnent au concours
Un item d’annale se joue souvent sur un mot : linéaire ou ramifié, sérine ou tyrosine. C’est précisément ce qu’une carte de cinq mots entraîne, et ce qu’une relecture ne travaille jamais.
Indiquer parmi les propositions suivantes concernant les oses, celle(s) qui est (sont) exacte(s) :
A L’acide hyaluronique peut former un gel hydraté. Vrai
Exact. Carte correspondante : « Quelle propriété physique a l’acide hyaluronique ? » → « Forme un gel hydraté ».
B Les glycosaminoglycanes sont construits sur un modèle de di-oside avec des liaisons entre anomères bêta. Vrai
Exact. Carte correspondante : « Sur quel modèle sont construits les glycosaminoglycanes ? » → « Di-oside, liaisons entre anomères bêta ».
C La cellulose est un polymère de glucose hautement ramifié. Faux
L’item décrit la cellulose comme fortement ramifiée. C’est au contraire un enchaînement linéaire de glucoses. Un seul mot fait basculer l’item — et une carte de cinq mots suffit à le tenir.
D Dans les glycoprotéines, la partie osidique peut être liée à une tyrosine. Faux
La liaison se fait sur une asparagine, une sérine ou une thréonine. Trois mots à savoir exactement : typiquement une carte, pas un paragraphe.
E Le maltose est un ose réducteur. Vrai
Exact.
Cliquez sur une proposition pour afficher sa correction. Ce n’est pas un quiz : il n’y a ni score, ni validation.
Vos cartes sont déjà écrites, chapitre par chapitre
Dans Diploma Lab, vos chapitres arrivent avec leur jeu de cartes, préparé par la prépa dans le format ci-dessus. Vous les passez, l’application les range selon votre verdict, et vous ajoutez les vôtres : vous encadrez une notion sur votre fiche, elle devient une carte.
Questions fréquentes
Combien de cartes par chapitre ?
Il n’y a pas de bon nombre : il y a le nombre de notions tombables du chapitre. Nos jeux officiels vont de cinquante à cent trente cartes selon la densité de la fiche. Ce qui doit rester constant, c’est la longueur d’une carte, pas leur quantité.
Vaut-il mieux créer ses cartes ou utiliser celles de la prépa ?
Les deux, et pas au même moment. Le jeu de la prépa balaye tout le chapitre, y compris ce que vous n’auriez pas pensé à isoler. Vos cartes, elles, visent exactement vos trous du J1 — ce sont souvent les dix qui vous font gagner des points.
Les flashcards remplacent-elles la fiche ?
Non. Elles remplacent la relecture, pas la compréhension. Dès qu’une carte bloque deux fois, la bonne réaction est de rouvrir la fiche à la bonne page, pas de repasser la carte une troisième fois.
Ça marche en anatomie ?
Mal, si vous récitez. Bien, si la carte porte un schéma dont les légendes sont masquées. En anatomie, l’épreuve consiste à replacer, pas à énoncer.
Sources et mise à jour
Karpicke, J. D. & Roediger, H. L. (2008), Science — le rappel actif l’emporte sur la relecture. L’annale citée est un item PACES 2018-2019 (Sorbonne Université). Cette page décrit une méthode de travail.
État des informations au 8 septembre 2026.
Les autres gestes
Le calendrier des passages, et les deux autres façons de se tester.
Les bonnes cartes existent déjà, pour chaque chapitre
Nos jeux officiels sont écrits par les enseignants qui font cours, au format décrit sur cette page. Un entretien permet de voir ce qui correspond à votre situation.